La dernière édition d'Expo Agro-Almería, qui s'est tenue du 25 au 27 novembre, a été perturbée par des manifestations organisées par un groupe d'environ 300 agriculteurs le jour de l'ouverture. Face aux tensions engendrées par les manifestants, qui ont paralysé le salon et même endommagé des stands, les organisateurs ont été contraints d'annuler les activités prévues pour cette journée. Heureusement, le salon a pu reprendre ses activités les jours suivants après une réunion entre les organisateurs et les représentants des agriculteurs.
Les plaintes des agriculteurs étaient liées à la crise actuelle des prix horticoles et à la perte de revenus agricoles qui en découle. Ce groupe d'environ 300 agriculteurs, apparemment convoqués via les réseaux sociaux et n'appartenant à aucune organisation agricole, a fait irruption dans le Centre de conférences et d'expositions d'Aguadulce, criant et klaxonnant. Les représentants de ce groupe ont exprimé leur rejet de la foire, déclarant que « la campagne n'a rien à célébrer », et ont exigé sa fermeture. Les organisateurs de l'événement ont pu apaiser les tensions après avoir rencontré les agriculteurs. Après cette journée d'ouverture tendue, la foire s'est poursuivie sans autre incident, mais le sentiment général parmi les exposants était que les troubles avaient entraîné une baisse de fréquentation.
Une fois les négociations reprises au salon, IMA-MSC a pu nouer des contacts avec des entreprises et des professionnels d'Amérique latine. La présence d'entreprises et de professionnels internationaux à l'exposition a été remarquable, témoignant des efforts déployés cette année par les organisateurs pour internationaliser l'événement. Quelque 300 marques de nombreux pays ont participé à Expo Agro-Almería, offrant ainsi une excellente opportunité aux producteurs locaux et à la filière agroalimentaire nationale de conclure des accords commerciaux importants avec des pays à fort potentiel d'importation.
Sans aucun doute, les incidents du jour d'ouverture ont amoindri le fort potentiel commercial d'un salon plus international que jamais. Toutefois, les résultats des deux derniers jours ont partiellement compensé le préjudice subi par les exposants suite à la fermeture prématurée du premier jour. Concernant les manifestations, si les méthodes employées peuvent être contestables, les tensions provoquées par les manifestants sont compréhensibles compte tenu de la situation actuelle de l'agriculture espagnole. Espérons que les autorités présentes lors des manifestations en ont pris note. Au-delà des mesures à court terme relatives aux prix, des mesures plus ambitieuses seront nécessaires. Sans une intervention gouvernementale adéquate sous forme de subventions et de soutien à l'innovation, le secteur horticole espagnol aura du mal à rivaliser à armes égales avec les autres puissances émergentes.